L’auteure et compositrice-interprète gaspésienne Klô Pelgag reçoit le prix Rapsat-Lelièvre 2017 pour la richesse et la qualité artistique de son album L’étoile thoracique. «Cette jeune artiste est une véritable bouffée d’air frais dans le paysage musical québécois,» a soutenu le ministre de la Culture et des Communications, Luc Fortin. En compagnie de sa collègue des Relations internationales et de la Francophonie, Christine St-Pierre, les deux ministres étaient fiers de l’annoncer en avril dernier. Le prix Rapsat-Lelièvre a officiellement été remis à Klô Pelgag à l’occasion des Francofolies de Spa, en Belgique, où elle s’est produite le 20 juillet dernier. La récompense s’accompagne d’une bourse de 5 000 $ de la part de Wallonie-Bruxelles International. La maison de production, Coyote Records, pourra recevoir jusqu’à 10 000 $ du ministère de la Culture et des Communications pour soutenir le rayonnement de Klô Pelgag et la mise en marché de son disque en Wallonie-Bruxelles. Le ministère des Relations internationales et de la Francophonie offre également à l’artiste un appui financier pouvant aller jusqu’à 8 000 $ pour la réalisation de missions de promotion en Wallonie-Bruxelles.

L’univers poétique de Klô Pelgag, le caractère orchestral de sa musique et sa présence scénique aux allures théâtrales ont été remarqués par les membres du jury international. Les spécialistes du domaine de la musique ont aussi noté l’originalité et la fraîcheur des performances de l’artiste. Sa musique et ses textes éclatés et recherchés, parfois drôles ou même singuliers, empreints de liberté et de vivacité, rejoignent un vaste public. Paru en novembre 2016, L’étoile thoracique a reçu de nombreux éloges de la critique.

Outre Klô Pelgag, le prix Rapsat-Lelièvre a récompensé les artistes québécois Pierre Lapointe, Ariane Moffatt, Yann Perreau et Lisa Leblanc, notamment.

 

Patrice LarocheÀ l’affiche du Festival d’été de Québec le 8 juillet 2000, Sylvain Lelièvre a livré une performance admirée par Gilles Vigneault. Les deux amis ont partagé la même scène ce soir de juillet au parc de la Francophonie. Dans un entretien récent avec la journaliste Geneviève Bouchard, du quotidien Le SoleilM. Vigneault a répété son attachement pour Sylvain Lelièvre : C’est peut-être un peu vantard de ma part de dire ça, mais Sylvain, je trouvais que c’était lui qui me ressemblait le plus, confie-t-il. Il était le plus proche de moi dans son écriture et dans son attitude. On était des amis très chers, j’ai eu beaucoup de peine quand il est parti. J’ai beaucoup regretté qu’il n’ait pas eu l’occasion d’écrire ce qu’il aurait pu écrire si la vie le lui avait permis. Le poète de Natashquan avait entièrement assisté au spectacle de son ami Sylvain, côté jardin, du début à la fin.

Aperçu du spectacle du 8 juillet 2000 : Sylvain Lelièvre interprète Qu’est-ce qu’on a fait de nos rêves? et Venir au monde.

PIBO, Monique Lelièvre, Claude Laflamme
et Ginette Paradis

De Sylvain… à Lelièvre a fait salle comble au Petit théâtre de Québec le 1er juin dernier. Ginette Paradis a conquis le public de la salle de spectacles du quartier Saint-Roch venu entendre les classiques du poète de Limoilou. Durant tout le récital, Ginette Paradis a de nouveau fait la preuve de maîtriser l’œuvre de l’auteur-compositeur à l’instar de saisir l’homme derrière les textes de chansons. Celle-ci s’est attaquée aux grandes pièces du répertoire de Lelièvre à savoir Je flâne en chemin (sa plus personnelle), Qu’est-ce qu’on a fait de nos rêves? Le drop-out, comme Abraham et papa. Elle n’a pas manqué d’interpréter les plus célèbres où ont figuré les Marie-Hélène, Toi l’ami, La basse-ville et le tandem Petit matin/Old Orchard. Ginette Paradis était accompagnée de son complice, Claude Laflamme, à la guitare-harpe, un instrument tout à fait particulier qui offre une couleur et des arrangements d’une rare intensité pour envelopper les paroles de Sylvain Lelièvre.

Ce spectacle axé autour des chansons de Sylvain Lelièvre tiendra l’affiche plus tard cette année à La Malbaie, Trois-Rivière et Montmagny.

veronique-gilbert_marie-cath-bouchardLa Bibliothèque Étienne-Parent de Beauport a fait salle comble lors de l’hommage rendu à Sylvain Lelièvre, le dimanche 21 mai dernier. La chanteuse et interprète Marie-Catherine Bouchard a entonné les airs les plus connus de l’artiste de Limoilou, accompagnée par ses brillants musiciens. D’un registre exceptionnel, la voix de Marie-Catherine Bouchard évoluait avec grâce à travers le répertoire de Sylvain Lelièvre. Le brio de la pianiste Véronique Gilbert dans les accords complexes du poète de Québec laissait entrevoir un avenir des plus assurés sur les scènes québécoises pour cette ancienne étudiante de Lorraine Desmarais. Le reste du quintette était composé de David Gagné à la basse, Alain Filion à la guitare et Kenton Mail à la batterie. Ces deux derniers occupaient également une place prépondérante à la section des choeurs. Ensemble, ils ont interprété quelques grands succès de Lelièvre comme Marie-Hélène, Lettre de Toronto, Petit matin, Old Orchard et Moman est là. Les choses inutiles, Le croque-mort à coulisse et La banlieue ont aussi figuré au palmarès des pièces jouées. Aussi originale que surprenante, La basse-ville a été transformée en gospel avec les voix unies de Marie-Catherine Bouchard, Véronique Gilbert, Alain Filion et Kenton Mail: une trouvaille d’arrangement musical! Le rappel a permis de réentendre un classique avec Programme double. Le spectacle était une production de l’École de musique des Cascades.